On les confond souvent, mais les cuisines libanaise, grecque et turque ont chacune leur identité, leurs épices et leurs traditions. Voici un comparatif clair pour ne plus jamais s'y tromper.
Les points communs
Bassin méditerranéen oblige, ces trois cuisines partagent l'huile d'olive, les légumes frais, le yaourt, l'agneau, les herbes (menthe, persil, origan), le pain plat et les desserts au miel.
Cuisine libanaise — l'art du mezzé et de la fraîcheur
La cuisine libanaise est connue pour son mezzé : 10 à 40 petits plats partagés. Très riche en plats végétariens (houmous, moutabal, taboulé), elle privilégie les épices douces (sumac, baharat, sept-épices libanais), le citron et la fraîcheur. Le pain libanais (khobz) est fin et souple.
Cuisine grecque — entre mer et oliveraies
La cuisine grecque mise sur la feta, les olives Kalamata, l'origan, l'agneau au four (kléftiko), la moussaka, le tzatziki et les fruits de mer. Le pain pita est plus épais que le khobz libanais. Le mezzé existe aussi (meze grec) mais avec moins de variété.
Cuisine turque — l'héritage ottoman
La cuisine turque est marquée par l'héritage ottoman : kebabs variés (Iskender, Adana, döner), pide, lahmacun, mantı (raviolis), et surtout des desserts au sirop très sucrés. Les épices sont plus marquées (paprika, cumin, piment d'Alep) qu'au Liban.
Et le houmous, c'est libanais, grec ou turc ?
Officiellement, le houmous est revendiqué par le Liban, la Syrie, Israël, la Grèce et la Turquie. Historiquement, la première mention écrite remonte au Caire au XIIIe siècle. Au Liban, le houmous est tellement central qu'il fait l'objet d'un combat pour son inscription au patrimoine culinaire.



